Les 10 conseils pour maintenir votre moto en bonne forme.

En tout bon motard qui se respect, vous aimez entretenir votre moto, la chouchouter et qu’elle brille de milles feux. Cependant votre machine subit comme vous la pluie et l’humidité. Parfois, alors que vous dormez bien au chaud, elle couche dehors, sous les intempéries et subit les outrages de la corrosion. Comme vous, elle vieillit et s’use, en général bien plus vite que vos articulations. Alors pourquoi si peu de motards effectuent-ils eux-mêmes l’entretien préventif de leur moto ? Entretenir soi-même sa moto est possible. Que ce soit juste pour la préparer avant de l’emmener chez le concessionnaire pour la révision de printemps ou pour une « self-maintenance » régulière. Voici un rappel et un petit mode d’emploi des contrôles, vérifications et réglages à réaliser soi-même.

maintenance

La plupart des motards se soucient de nettoyer leur bécane, voire d’effectuer un suivi de base (pneus, plaquettes, ampoules). Cependant trop peu franchissent le pas vers la « self mécanique ». Une vidéo vous présentera les conseils de nettoyage, d’entretien et de réparations esthétiques en cliquant ici

Nos 10 conseils self-maintenance :

1. La protection préventive

Si celle-ci reste un bon laps de temps sans bouger, il faut préparer sa moto pour l’hivernage. Dans le cas contraire, il est bon une à deux fois par an, après un bon nettoyage, le moteur arrêté et froid, d’enlever la selle et si possible le réservoir pour accéder aux parties habituellement cachées et de pulvériser un produit protecteur (WD40, Multiprotect de Motul ou Protector 3d’Ipone) sur toutes les parties métalliques et électriques de la moto: c’est-à-dire les faisceaux, les connecteurs, les bobines d’allumage, les filetages, la visserie des échappements, les articulations (pédales, sélecteur et repose-pied).

2. Les vidanges

Il est nécessaire de vidanger le moteur en remplaçant le filtre à huile régulièrement pour éviter l’accumulation d’impuretés. Pour votre sécurité également, pensez à faire les vidanges de la boîte de vitesses, de la fourche, du liquide de refroidissement ou encore du liquide de frein.

3. Le liquide de refroidissement

Même s’il n’est pas censé baisser, cela ne dispense pas de le vérifier de temps à autre car ce fluide perd ses qualités au fil du temps et résiste de moins en moins au froid. Si votre moto couche dehors par des -10°C / -15°C, le liquide de refroidissement peut geler, ce qui augmente son volume et peut fendre une culasse. Pour vérifier le niveau, il suffit de regarder le repère sur le vase d’expansion. Par ailleurs, il est judicieux d’examiner les durites du circuit de refroidissement pour y détecter toute fuite ou signe de fatigue.

4. Le liquide de freins

Le niveau du liquide hydraulique des freins doit être vérifié au moins une fois par semaine. Comme le liquide de freins perd de ses qualités avec le temps, il doit aussi être renouvelé. Si, lors de la vérification, vous vous apercevez que le liquide hydraulique est détérioré (par sa couleur noire), videz le circuit et remplacez-le. Ou si en actionnant les freins, vous trouvez la commande spongieuse, c’est que le circuit nécessite une purge. Ne reportez jamais cette opération : les défaillances de frein sont trop dangereuses pour être ignorées.

5. La pression et état des pneus

Vous trouverez dans le manuel d’entretien qui accompagne votre moto l’indication de la pression recommandée pour les pneus. Deux mesures sont généralement données. L’une pour le pilotage en solo, l’autre pour le pilotage à haute vitesse ou à deux personnes. La pression d’air dans les pneus influence à la fois la tenue de route, l’efficacité du freinage et la longévité des pneumatiques. L’état des pneus est un des éléments-clés de la sécurité! A vérifier régulièrement, tous les 1.000 km ou toutes les deux semaines.

6. La tension de la chaîne

C’est une opération fondamentale sur les motos à transmission par chaîne, car une chaîne bien tendue garantit la souplesse de conduite et la longévité du kit chaîne. Le contrôle-réglage de la tension de chaîne, ainsi que son graissage, sont à vérifier tous les 1.000 à 2.000 km.

7. Le réglage et lubrification des commandes

Les câbles des commandes (levier de freins, accélérateur, embrayage si celui-ci n’est pas hydraulique) doivent conserver un léger jeu. Un câble pas assez tendu compromet la réactivité de la commande et représente un danger potentiel pour votre sécurité, mais un câble trop tendu risque de casser et de provoquer une panne, voire un accident. A vérifier donc et régler périodiquement, en fonction de l’intensité de votre utilisation.

8. La charge et le niveau de la batterie

La majorité des motos actuelles sont équipées de batterie de type sans entretien, mais il reste encore beaucoup de batteries classiques sur les motos en circulation. Une batterie sans entretien porte bien son nom : il n’y a rien à faire, surtout ne pas l’ouvrir. Elle est reconnaissable par ses parois noires, contrairement à la batterie classique aux parois transparentes. Nous voyons à travers car il faut veiller au niveau maxi/mini du liquide pour le compléter éventuellement à l’aide d’eau. Si on ne le fait pas, les plaques de batterie exposées à l’air deviennent inefficaces et la batterie meurt.

9. Le contrôle des suspensions

les éléments de suspension ne réclament que relativement peu de soins sur le plan de l’entretien. Deux points sont toutefois à considérer sur les fourches :

  • En premier lieu, examinez au moins une fois par semaine le sommet des fourreaux de fourche. Une fuite d’huile indique que les joints d’étanchéité sont usés ou endommagés et qu’il faut les remplacer.
  • En second lieu, surveillez régulièrement l’état de surface des tubes plongeurs. Si vous laissez croître la corrosion, les points de rouille abîmeront les joints d’étanchéité et causeront des fuites d’huile. Vous devez vérifier aussi que les plongeurs ne sont pas piqués ou rayés, ce qui entraînerait les mêmes effets. Au moment du nettoyage, toute trace de sable ou de terre doit être éliminée des plongeurs afin d’éviter d’endommager les joints et de prévenir les fuites d’huile. 
10. Le cadre et les roues 

Le dernier élément à vérifier, surtout sur les motos anciennes, est le cadre lui-même. Il s’agit principalement de contrôler le serrage des principaux montages, par exemple, les écrous des broches de roues. Tout élément desserré doit être repris et toute trace de corrosion doit disparaître.

Nous espérons que ces conseils vous aideront à vous sentir plus à l’aise pour entretenir vous-même votre moto. Si vous avez des conseils à donner surtout n’hésitez pas à les ajouter en commentaire de cet article.